Historique de l'Austin Mini
La Mini originale (1959-2000) est une petite
automobile révolutionnaire et pleine de caractère conçue pour British Motor Corporation (BMC) par Alec
Issigonis (devenu Sir) (1906-1988) et fabriquée à Birmingham (Royaume-Uni).
Elle fut vendue sous plusieurs marques Austin, Morris, MG, Wolseley, Riley, Leyland et sous licence italienne Innocenti
(groupe Fiat), avant de devenir une marque
propre.
Histoire
- 1959 : conception très innovante pour l'époque (moteur transversal
très
compact, suspensions très originales, roues de petite taille,
etc.) par Alec Issigonis pour British Motor Corporation (BMC)


Austin Mini Cooper (998 cm³) de 1968


Rover Mini de 2000
- La Mini elle-même pouvait être achetée dans plusieurs style
de
carrosserie - l’ordinaire deux portes, un break avec
l’arrière
s’ouvrant comme des portes de grange et une version avec un
extérieur
en bois similaire à celui de la Morris Minor.
- Les années 1960 fut la période glorieuse avec des achats bien mis
en
scène par des vedettes, des victoires de la Mini Cooper en rallyes
mais elle
ne fut pas profitable à cause de méthodes de fabrication
périmées nécessitant
beaucoup de ressources humaines (pas de robot).
- 1968 BMC, Standard-Triumph et Rover fusionnent et forment le groupe British Leyland
- En 1970, un redesign fut effectué, la Mini Clubman.
- La production totale fut de 5,3 millions.
- En 1994 sous Bernd Pischetsrieder, BMW Group prit
le contrôle de Groupe Rover,
le successeur de British Leyland. Mais, en
2000, Rover continuait à
faire des pertes colossales. BMW Group décida de
céder Rover et MG à
Phoenix, une nouvelle société britannique et Land
Rover à Ford
;
BMW Group garda la marque MINI et vend maintenant une toute
nouvelle
version. Le 26 Mars 2008, Ford a vendu Land Rover au
constructeur
automobile indien Tata
Motors.
Données techniques


Intérieur de Morris Cooper
- Empattement/longueur/largeur/hauteur (cm) : 203 / 305 à 317 (selon version)
/ 141 / 134 à 136 (selon version)
- Poids : 620 à 700 kg, selon les versions
- Derniers moteurs disponibles (1993-2000) : 4 cyl., 1 275 cm³, 61 ch à 5 700
tr/min ou 63 ch (Cooper).
- Transmission : boîte manuelle à quatre vitesses ou boîte auto CVT (sauf
Cooper)
- Suspensions : amortiseur et cône caoutchouc, amort. télescopiques
et cône
caoutchouc (pour clubman estate, morris traveler, austin
countryman et mini
moke) et hydroplastic (pour mini clubman)
- Freins : disques ventilés à l'avant, tambours à l'arrière
- 0 à 100 km/h : 11,5 secondes (Cooper)
- Vitesse max. : 147 km/h (Cooper) et 160 km/h (cooper S)
- La voiture utilise un moteur traditionnel quatre cylindres refroidi à l'eau
mais monté transversalement et abritant dans son carter la boîte de vitesses.
C'est une traction avant. Ses minuscules roues de 10 pouces d'origine ont été
remplacées par des 12 pouces (ou 13 en option). Placées aux quatre coins de la
carrosserie, elles permettent une habitabilité correcte pour quatre personnes,
même si l'espace arrière se révèle un peu juste pour deux
adultes.
Rallye de
Monte-Carlo
Six mois après l'entrée en scène de la Mini, BMC
décide d'inscrire six voitures d'usine au célébrissime Rallye de Monte-Carlo. La mieux classée termine en
23e place. En 1961, le bilan est pire : aucune des trois voitures
inscrites ne se présente à l'arrivée.
Entre-temps, un certain John Cooper,
créateur de la Formule 1
à moteur central, propose de « gonfler » la Mini.
Il fait porter la
cylindrée à 997 cm³, augmente le taux de compression,
installe deux carburateurs et modifie l'échappement, faisant grimper la
puissance de 34 à 55 chevaux. Il remplace les freins à tambours par des disques
à l'avant, procurant à la petite boîte de 620 kg de sérieux atouts.
En 1962,
nouvelle tentative, avec de nouveaux pilotes prometteurs : Rauno Aaltonen et Timo Mäkinen.
Aaltonen faillit y laisser sa peau lors d'un
capotage à l'issue duquel
sa Mini Cooper disparaît en fumée. Un an plus tard,
BMC inscrit quatre Mini Cooper et cette fois-ci, la Mini pilotée par Aaltonen
remporte les honneurs de la catégorie et se classe troisième au classement
général, suivi de l'Irlandais Patrick (Paddy) Hopkirk, deuxième en catégorie et
sixième au général. La Mini venait de faire la démonstration de son
potentiel.
Sacrée « S »
Encouragé par ces
résultats, BMC s'adresse de nouveau à Cooper : la cylindrée passe à 1 071 cm³,
la puissance à 70 chevaux et la vitesse de pointe à 160 km/h. C'est la Mini
Cooper S.
Le 17 janvier 1964, c'est le départ du Rallye de Monte-Carlo
et
comme tous les ans, les voitures inscrites prennent le départ
de
différentes villes (Minsk, Glasgow, Paris, Francfort, Athènes, Varsovie, Lisbonne et Monaco) pour se rejoindre, 4 000 km plus loin à Reims. C'est là que commence le véritable rallye.
À l'issue
de la première étape de 597 km qui relie Reims à Saint-Claude
et qui compte plusieurs « spéciales » (épreuves contre la montre sur routes
publiques fermées à la circulation), la redoutable Ford Falcon à
V8 de 4,7 litres de Bo Ljungfeldt domine par sa puissance, suivie de la petite
Mini Cooper S rouge à toit blanc pilotée par Paddy Hopkirk, de l'imposante Mercedes 300, de la robuste Volvo 544 et, en cinquième place, d'une autre Mini Cooper S,
celle de Timo Mäkinen.
Les « spéciales » se poursuivent et, à la
tombée de la nuit, la
Falcon porte son avance à 65 secondes. Puis, c'est le
redoutable Col de Turini, perché à plus de 1 600 mètres d'altitude. La
neige s'en mêle, donnant à l'agile Mini un avantage indéniable. L'écart se
rétrécit puis disparaît au profit de la Mini. Le « grand » Erik Carlsson est
deuxième au volant de sa Saab, suivi de la
Mini de Mäkinen, juste devant la Falcon.
Arrive la dernière étape du
Monte-Carlo : la course finale sur le
circuit du Grand Prix, dans les rues de
Monaco. La puissante Falcon de Ljungfeldt donne le maximum mais l'agile Mini
compte suffisamment d'avance aux points pour remporter le Rallye de Monte-Carlo.
Pour compléter le triomphe de la Mini, Mäkinen est quatrième et Rauno Aaltonen,
septième. Les « trois mousquetaires » font entrer la Mini dans l'histoire du
sport automobile.
La consécration
En 1965, c'est
au tour de Timo
Mäkinen
et de son co-pilote Paul Easter, à bord de la Cooper S arborant
le
nouveau moteur de 1 275 cm³ et 90 chevaux, d'inscrire leur nom au palmarès
du « Monti », une édition particulièrement difficile à l'issue de laquelle, sur
les 237 équipes ayant pris le départ, à peine 35 voitures se présentent à
l'arrivée.
En 1966, c'est le triplé Mini ! Mäkinen, Aaltonen et
Hopkirk
triomphent, mais sont disqualifiés après l'arrivée à cause
d'une
obscure question de phares non conformes au règlement, tout comme la Lotus Cortina classée quatrième, adjugeant la victoire «
officielle », mais très contestée, à Citroën.
Un an plus tard, les Mini se paient une revanche
magistrale. Rauno
Aaltonen, le « Finlandais volant » l'emporte, les cinq
autres Mini
inscrites terminant aussi la course.
Trois victoires, et
presque une quatrième, en quatre ans. La
domination est totale, tant sur la
terre battue que sur les sinueuses routes d'hiver et les circuits où le souvenir
des petites puces britanniques se payant la tête des gros V8 américains reste
encore vivant chez les adeptes.
Public
Le modèle
historique (Mini1) a séduit en majorité un public féminin et plus
particulièrement des citadines. Popularisée au XXe siècle par divers
films, la Mini est redevenue aujourd'hui un véhicule à la mode.